La leçon de piano diabolique

Publié le 21 Septembre 2026

Pour la communauté les Croqueurs de Môts

Jill bill à la barre n° 331

Thème du lundi/défi 21 septembre 2026

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« La diabolique leçon de piano »

D'après le dessin de Claude Serre

Attention : trois mots en imposé :

Cacophonie - soupir – portée

 

Il y avait dans la pièce une atmosphère de défi qui faisait pétiller les yeux de Léo. D’ordinaire, Madame Jill Bill était une gentille maîtresse d'école que l’on retrouvait chaque semaine avec bonheur dans sa cour de récréation. 

Mais aujourd'hui, changement de décor : la voici métamorphosée en un professeur de piano diabolique ! Debout, l'air faussement sévère et le sourire en coin, elle était persuadée d'avoir trouvé la méthode infaillible pour brider l'imagination de son élève.

Elle avait bandé les yeux du petit garçon et défiguré le clavier de tapettes à souris. Pour faire de chaque portée un piège, et des exercices répétitifs et monochromes de la Méthode Rose, un règlement intérieur.

Juché sur un strapontin improvisé, Léo prit une profonde inspiration, transformant son trac en un joyeux soupir de soulagement. Sous son bandeau, il souriait.

Madame Jill Bill pensait lui faire peur, mais elle venait de transformer sa leçon en une joyeuse école buissonnière. Léo commença à jouer. Ses doigts, légers et agiles comme des ouistitis, slalomaient entre les pièges avec une adresse déconcertante. Il ne suivait plus la partition rigide, il la réinventait.

À chaque note swinguée, à chaque accord improvisé, la maîtresse ouvrait de grands yeux, déstabilisée par tant d'audace. Léo n'écoutait plus l'ordre imposé, il dessinait son propre avenir sur les touches.

Soudain, un éclat de rire échappa à l'enfant. Volontairement, il plaqua ses deux mains à plat sur le clavier dans une joyeuse et monumentale cacophonie ! Les cordes vibrèrent en un vacarme festif, et la digne Madame Jill Bill, surprise par ce joyeux vent de liberté, en laissa presque tomber ses partitions.

D'un geste triomphant, Léo retira son bandeau, sauta de son tabouret et courut vers la porte ouverte. Il venait d'abandonner Léo au pays des grandes personnes pour inventer Léo au pays des merveilles, laissant la maîtresse face à son piano.

Pardonnez-moi, Madame Jill-Bill, de vous avoir affublée de cet accoutrement un peu sévère, c'est l'image qui me l'a inspiré.

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A
J'ai adoré ton texte et sa musique. Je me suis rappelé un pianiste ouvrant son piano et jouant avec les cordes. Bises.
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Z
Coucou Domi.<br /> Une photos qui t'a bien inspiré. Bravo.<br /> C'est astucieux d'avoir fait endosser le rôle de ce professeur de musique à notre dame Jill Bill.<br /> Le petit Léo a été à la hauteur.<br /> Bises et bonne journée. Zaza.
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C
Comme c'est bien pensé, Domi !!! Il n'a pas eu peur le jeune car, la preuve par son sourire sous son bandeau. <br /> S'exécutant joyeusement et elle, en avait la bouche ouverte ... lui avec son éclat de rire ... retira son bandeau ... prit la porte grande ouverte ... puis, vive le pays des merveilles ... elle, demeura en face de son piano ... <br /> Comme c'est bon et agréable ! Vive l'inspiration de cette image, Domi.<br /> Bisous
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J
Bonjour Dominique... j'aurais aimé que cela ne se sache jamais, mais........ Un clavier de piano avec tapettes, un élève aux yeux bandés, oui c'était une méthode digne d'un démon, et cet élève digne d'un bon petit diable ! Merci, bises jill
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