les croqueurs de mots

Publié le 30 Juin 2026

 

Pour le défi 329 chez les Croqueurs de MôtsAnnick Lotus nous propose  d’écrire un texte (prose, poésie…), avec pour thème « Les vacances  » mais avec deux contraintes:
1- Ecrire notre texte avec l’anaphore « C’est le temps… » (répétition en tête de phrase ou de paragraphe). 
2 – Et avec 5 mots obligatoires: transhumance, farniente, rire, soucis, heure

Les Vacances de l'Âme

C’est le temps où le monde entame sa grande transhumance, une fuite vers le soleil pour oublier le quotidien. 
Mais sur nos écrans, une autre migration invisible continue, celle de ce public silencieux qui refuse de décrocher, tapi dans l'ombre de nos publications pour consommer nos vies à distance.
C’est le temps du farniente et du vrai détachement, ce moment précieux où l'on devrait poser les téléphones pour savourer le silence. 
Pourtant, certains préfèrent passer des heures à faire défiler ces cercles éphémères que l'on nomme "Story", transformant le repos en un outil d'espionnage domestique ou de curiosité passive.
C’est le temps où le rire sincère devrait éclater dans le monde réel, autour de tables partagées avec de vrais amis. Au lieu de cela, on assiste au spectacle de ces voyeurs qui vous zappent dans la vraie vie, mais qui traquent votre existence à laquelle ils sont pourtant devenus indifférents, sans plus jamais offrir un mot ni un élan du cœur.
C’est le temps où les soucis s'évaporent enfin, à condition de fermer le rideau sur ces théâtres d’ombres où la vérité n'est que faux-semblants. La plus belle victoire de ces vacances est de couper le cordon numérique, de laisser les méfiants et les indifférents face à leur propre vide, et de retrouver sa transparence.
-dimdamdom-

Je vous souhaite de très bonnes vacances et vous dit à très bientôt !!!
Pour ma part , je vais rentrer dans mon silence de cathédrale🙏

 

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Publié le 1 Juin 2026

Pour le défi 328 chez les Croqueurs de Môts, Marie-Sylvie nous propose une contrainte inversée !

Le jeu des mots interdits ! 
Ça oblige la plume à ruser et à chercher des synonymes poétiques.

Voici l'idée :

Thème : 
 Le secret des arbres blancs 
 
L'esprit du sujet :
Célébrer la nature, le renouveau, une promenade sous une voûte fleurie, un souvenir au fond d'un verger ou une rêverie bucolique.
 
La contrainte :
Il est rigoureusement interdit d'utiliser les 10 mots suivants ainsi que leurs pluriels :
   1. Blanc
   2. Arbre
   3. Fleur
   4. Printemps
   5. Vert
   6. Senteur
   7. Jardin
   8. Feuille
   9. Pétale
   10. Nature

Pour illustrer l'image qui me parle beaucoup voici ma participation un peu plus poétique🤗

Face aux vents contraires, je choisis la poésie d'un doux matin pour tracer mon chemin en toute sérénité...

Comme chaque lever du jour, je m'éveille au cœur du verger endormi, sous une voûte végétale encore frissonnante. Alors que la terre sauvage retient son souffle, ma voix s'élève, solitaire et pure, pour célébrer le grand renouveau de la vie. Autour de moi, les esprits absents et les âmes endormies murmurent dans la pénombre. Ces êtres lointains s'agacent de ma mélodie précoce. Ils imposent le silence, préférant leur torpeur confortable à la clarté naissante. J'essaie de laisser glisser leurs piaillements sur mes plumes pour que le vacarme de leur indifférence n'atteigne jamais mon insouciance.

Chaque note que je lance comme un défi fait frissonner les parures émeraude des géants d'écorce. Sous le dôme de nacre, les corolles des éclats de soie s'ouvrent une à une, portées par un délicieux parfum, sourdes au fracas de leur censure, bien plus assourdissant que mon chant. Qu'importe le mutisme qu'ils aimeraient m'imposer... poète de l'aube, je persiste et je chante, transformant ma déambulation bucolique en une douce renaissance.

Néanmoins, nulle amertume ne vient assombrir mes accords. Qui suis-je  pour contraindre les cœurs à vibrer à l'unisson? Alors je salue leur tranquillité sans rancune. Plutôt que de laisser germer la graine du dépit,  je choisis de m'élever un peu plus haut. Leurs jacassements lointains se mêlent désormais au murmure du vent, devenant le simple écho d'un monde que je survole, libre, sereine et fidèle à ma propre mélodie.

-dimdamdom-

 

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Publié le 17 Mai 2026


Pour le défi 327 chez les Croqueurs de Môts, voici ce que Marie-Sylvie nous proposait :

La RONDE DES 25 .

Le principe est simple mais demande un peu de gymnastique d'esprit : Je vous propose une liste de 25 mots que vous devrez intégrer dans un texte de votre choix. 

Que ce soit une nouvelle, 
un poème, 
un billet d'humeur ou un récit fantastique, 
la seule limite est votre imagination !

LA CONSIGNE :
Rédigez un texte libre en insérant les 25 mots suivants. 
Pour que nous puissions les repérer facilement, merci de les mettre en gras ou en italique ou en couleurs.


LA LISTE DES 25 MOTS : 

Printemps – Secret – Murmure – Émeraude – Brume – Charnière – Insolite – Poussière – Vibration – Labyrinthe – Sourire – Horizon – Éphémère – Boussole – Reflet – Silence – Symphonie – Pétale – Énigme – Frisson – Étincelle – Voyage – Plume – Mémoire – Renaissance.

Oser le choix de soi !

Me choisir a été un deuil profond. Cela n'a pas été un printemps immédiat, mais une traversée dans la brume. Pour survivre, j'avais longtemps gardé le secret de mes blessures, étouffant ma vérité dans un murmure pour ne pas déranger. Briser ce vieux fonctionnement s'avérait une charnière douloureuse. Ce fut un moment insolite où tout mon être fut bouleversé. Mes illusions tombèrent en poussière une à une, me faisant prendre le risque de perdre les relations qui avaient exigé mon retrait. Le voulais-je vraiment ? Une étrange vibration d'angoisse et de culpabilité me traversa. J'avançai alors dans un labyrinthe émotionnel, dépouillée de mes anciens repères.

 

Pourtant, derrière la peur, un premier sourire intérieur renaissait. Mon horizon s'éclaircissait. Je comprenais que la souffrance de vouloir plaire aux autres pouvait être éphémère. Ma vérité devenait ma seule boussole. En regardant mon reflet dans le miroir, j'acceptais enfin ce silence nouveau. Cette solitude initiale n'était pas un vide. Elle devenait le prélude d'une symphonie intime. Chaque limite posée était un pétale de respect envers moi-même.

Résoudre cette énigme de la vie me procure aujourd'hui un grand frisson de liberté. Une étincelle se rallume. Ce deuil est en réalité le plus beau des voyages. D'une plume légère, je réécris mon histoire. J'honore la mémoire de l'enfant blessée. C'est l'instant sacré de la renaissance : le retour vers mon être véritable, pur comme l'émeraude.

- dimdamdom -

 

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Publié le 13 Mai 2026

Salut la compagnie !!!

Je viens de prendre une grande décision ! Je vous disais tout récemment que la newsletter de mon blog "Je vais bien tout va bien" sur ma plateforme APLN ne fonctionnait plus, à vrai dire plus rien ne fonctionne très bien car la plateforme est devenue obsolète. Cela me prendrait trop de temps et d'énergie pour tout remettre à jour et là j'ai juste envie de me laisser vivre ! Je crois bien que c'est moi qui suis devenue obsolète 😄 
Alors pourquoi faire compliqué lorsqu'on peut avoir les mêmes outils ailleurs et cela me coûtera moins cher.

Donc me voici de retour sur Overblog que j'ai appris à dompter depuis que j'y ai installé la communauté des Croqueurs de Môts !!!

Comme premier article, j'ai repris ma participation au défi 326 mené par Annick Lotus 

 

Elle nous  demandait d’écrire une histoire (prose ou poésie) – soit en utilisant des titres de romans, de chansons, de fables ou de poèmes (ex: Les trois mousquetaires rendent visite à la Dame aux camélias. Ils partent visiter Notre Dame de Paris et… …)– soit en utilisant les titres de chapitres d’un livre qu’on a particulièrement aimé.
Pour ma participation, je me suis inspirée de plusieurs titres de la collection « Le jour où… » (Bamboo Édition) que j’ai transposée dans mon récent parcours du Chemin de Compostelle en Bretagne.
Voici mon texte :
Elle avance sur le sentier avec la certitude que " le jour où la nuit s’est levée" était enfin arrivé. 
À chaque pas vers le Mont-Saint-Michel, l’édifice qui grandit à l’horizon lui rappelle "le jour où elle a pris son envol" pour quitter le tumulte de ce monde. 
Dans le silence d’une petite église, elle observe un curé moderne en prière devant un ordinateur et imagine avec un sourire "le jour où elle n’a pas fait Compostelle" mais a trouvé la paix dans cette simple rencontre. 
Elle gravit ensuite les marches de pierre, ne voulant pas regretter ce moment comme "le jour où le bus est parti sans elle" vers un ailleurs sans saveur.
Sous la majesté des voûtes, elle contemple l’immensité de la baie et ressent intensément "le jour où le bonheur est là" ! 
En redescendant vers les remparts, elle observe les mouettes et les passants, savourant cet instant précis comme "le jour où les liens se tissent" entre son âme et l’infini du paysage. 
Enfin, dans la douceur du retour, elle garde en elle le souvenir précieux du "jour où elle s’est laissé le temps", faisant de cette marche le prélude d’une vie nouvelle.
-dimdamdom- 

 

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Rédigé par dimdamdom59

Publié dans #Les Croqueurs de Môts

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