Publié le 13 Septembre 2026

 

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Coucou vous tous !
Me voici enfin, vous avez dû vous demander où j'étais passée et vous n'allez pas me croire, j'ai été dépassée par les événements 😊
Voilà maintenant quatre jours que j'arpente les chemins Bretons et je suis assez fière de mon parcours 😇 Jeudi je suis arrivée  à Brest, en train avec ma maison sur le dos. Partir marcher tout un mois demande une très bonne organisation,  penser à prendre des vêtements en suffisance,  ni trop ni trop peu et trop peu pour une femme c'est quasi impossible 🤪 Deux correspondances, l'une à Lille,  l'autre à Paris Nord,  prendre le métro entre deux gares avec heureusement deux à trois heures de battements entre les trains,  demander aux agents de la SNCF de m'indiquer le chemin à suivre pour monter dans le train suivant
pour finalement arriver à l'hôtel Première Classe à Brest devant une porte close alors que c'était réservé et payé 🫩 Un seul numéro de contact sur la porte qui ne répond pas aux appels.  Ça y est l'enfer pour trouver un hébergement commence dès le premier soir 🥵 Je ne vais pas commencer à vous détailler toutes les raleries et frayeurs de ces quatre jours , pour ne pas vous gâcher le plaisir de me lire.  Il y en a eues , il y en aura encore  mais ça fait le charme du Chemin. 

Donc première nuit à Brest dans mon petit hôtel Première Classe qui me sert de dépannage quand  je ne trouve pas d'hébergement. Le réseaux bus et tram en Bretagne est vraiment top,  là je dis bravo 👏

Vendredi matin première étape,  la Pointe Saint-Mathieu jusque Locmaria  où j'avais réservé un camping pour le soir.  Parce que cette fois on ne pourra pas me reprocher de n'avoir pas organisé mon parcours.  Je devais traverser tout Brest jusqu'à l'arrêt Fort Montbarey  et de là prendre un bus Go Breizh jusqu'à la Pointe Saint-Mathieu au Km0 . J'avais pris note la veille des horaires de la correspondance,  j'étais bien à l'heure au départ de la ligne A, mais hélas le tram a pris cinq minutes de retard et j'ai raté l'unique bus qui part le matin.  Du coup on m'a conseillé un autre qui lui partait 3/4 d'heure plus tard et qui me déposerait à Le Conquet. De là je devait aller à pied,  5km, jusqu'à la Pointe Saint Mathieu 😇

A cause des transports j'ai perdu deux heures sur mon horaire🤪 Puis au moins une heure pour les photos des magnifiques paysages qui s'offraient à moi et une pause au Phare de la Pointe Saint-Mathieu. 

Sur mon petit tronçon entre les deux points j'ai croisé une charmante dame parisienne avec un accent particulier.  On a un peu échangé ensemble et avons continué chacune de notre côté.  On s'est retrouvée à la Pointe,  elle y était arrivée avant moi  et s'apprêtait à prendre le bus pour retourner à Le Conquet,  qu'elle a raté elle aussi 🤪

On a continué notre conversation. Elle est Russe et avait suivi son mari qui travaillait à Paris.  Elle y vit depuis 15 ans,  son mari est reparti mais elle ne l'a plus suivi 😝

Puis le grand moment est venu pour moi de démarrer mon Chemin à partir de la stèle du Km 0😇 J'ai reçu mon cachet sur ma crédentiale,  même deux,  un au Phare,  l'autre à l'abbaye 😇 Et me voilà partie bon pied bon œil 👣👁 jusqu'au moment où je ne sais pas si c'est le pied ou l'oeil qui m'a fait défaut mais je me suis retrouvée le nez parterre sur la caillasse des sentiers côtiers très sinueux et abruptes, quelques centaines de mètres après le départ.  Heureusement mon sac a amorti le choc mais c'est aussi lui qui m'a entraînée dans ma chute par son poids 🥵 Heureusement un petit groupe de cyclistes était là pour me secourir.  J'ai eu très peur pour mes genoux mais encore plus pour mes côtes,  je sentais une forte douleur sur le côté et n'osais pas bouger. 

Finalement avec beaucoup de délicatesse et de prudence et aussi d'humour,  ils m'ont aidée à me relever.  Au moment de la chute, je me voyais déjà retourner à la case depart,  j'étais dégoutée.  Puis en constatant que je pouvais encore bouger,  tous les membres je me suis dit que j'étais encore bien solide, sans doute un message de la providence 😇

J'ai pu repartir,  le genou était bien éraflé et douloureux mais je ne boitais pas. Le poignet  douloureux avec un beau bleu qui va passer par toutes les couleurs de l'arc en ciel 🏳️‍🌈. Une côte du côté droit me fait encore souffrir, surtout lorsque je me tourne dans mon lit 🛌 C'est ainsi que j'ai encore marché une dizaine de kilomètres. 

En passant devant un joli camping j'ai tenté de demander une place malgré avoir réservé quelques km plus loin.  Sachant que c'était le chassé croisé des vacanciers, j'ai quand même essayé , j'étais tellement fatiguée🥵. La patronne était si désagréable que je suis partie pour me diriger vers le camping plus loin où j'avais réservé à Locmaria Portez Plouzané.  J'y suis arrivée à 20h30.  J'ai monté ma toute nouvelle tente,  une petite canadienne dans laquelle j'étais tellement étriquée et où il fallait rentrer  en rampant et sortir à reculons 😝 Avec mes douleurs c'était encore pire.  Une fois installée je suis allée voir à la plage en bas du camping si je pouvais manger un petit bout et boire une bonne bière fraîche. A une minute près ils fermaient leur cuisine,  j'ai eu une chance inouie,  ils m'ont encore servi un délicieux Fish and Chips servi avec une bière 🍺 Merci la providence 😇

Il était presque 23h quand j'ai rejoins le camping,  comme je suis arrivée fort tard,  la dame m'a donné un emplacement sans m'avoir enregistrée et de fait je n'avais pas le code d'accès pour franchir la porte des piétons et impossible de passer sous la barrière 🫣 Heureusement,  une dame qui  allait aux sanitaires est venue me secourir,  encore une fois merci la providence 😇

Je suis rentrée à la militaire dans ma tente 🫡 Toute la nuit,  je glissais de mon nouveau matelas pneumatique au revêtement plastifié à cause de mon nouveau sac de couchage en tissus soyeux dans lequel j'étais saucissonnée 🤪🥵 Je n'ai pas le souvenir d'avoir dormi un seul instant profondément 😴 Et c'est là que mes douleurs se sont exacerbées🥵

Le matin je me suis réveillée , ma petite canadienne s'était un peu détendue,  j'avais tellement bougé la nuit que les pans frôlaient mon visage et je sentais la rosée froide qui perlait à l'intérieur dans l'habitacle💧. Tout mon couchage était humide ❄️

Samedi matin, je me suis levée en sortant à reculons,  mes cheveux étaient mouillés💧 Je vous laisse imaginer le spectacle digne d'un scénario de film avec Mister Bean😅

Je ne me laisse pas abattre , malgré cette côte douloureuse mais qui ne s'est pas aggravée heureusement. Je vais prendre une bonne douche et me voilà d'attaque pour ma troisième journée à marcher toujours dans les caillasses.  Pour moi plus question de lever le nez en l'air,  chaque pas est étudié avec précision avec toujours cette petite montée d'adrénaline lorsqu'on sent le moindre déséquilibre 😬 C'est une très belle étape,  certes ardue,  mais les paysages sont époustouflants 🌈

Je commence vraiment à trouver ma vitesse de croisière,  je suis assez contente de mon organisation,  faut dire que le parcours est parfaitement tracé 👌Bravo l'Association Bretonne des Amis de Compostelle 😇  Lorsque j'ai un doute,  je fais une photo de l'endroit où je me trouve et j'interroge l'IA,  dans ces cas là c'est un outil formidable 🤗

Elle me donne toutes les adresses et possibilités d'hébergement dans les alentours de mon lieu d'arrivée et jusqu'à présent j'ai trouvé des endroits sérieux pour dormir.  Dans la mesure du possible je ne veux plus camper dans ma tente,  j'ai besoin d'un minimum de confort 🤗😇

C'est ainsi que l'IA m'a recommandé une charmante dame,  Christiane, 80 ans,  une force de la nature.  Elle est venue me chercher au Phare du Petit Minou pour m'épargner les quelques kms qui me restaient pour arriver chez elle à Plouzané.  Au téléphone,  elle m'impressionnait un peu par son dynamisme débordant 🤪

Elle m'a accueillie chez elle chaleureusement,  m'a préparé un repas comme je les aime,  en toute simplicité. 

Elle a été ma providence du jour 🫠

J'ai passé une bonne nuit dans un bon lit me faisant oublier ce maudit matériel de camping 🥵 Par contre c'est toujours le deuxième jour que l'on ressent les courbatures après une chute ou des efforts, en me levant j'ai dégusté 🥴

Dimanche après un délicieux petit déjeuner,  Christiane me conduit au départ de mon étape suivante. Je devais traverser Brest de part en part et connaissant maintenant très bien la ville je n'avais pas trop envie de marcher,  c'est ainsi qu'elle m'a déposée à l'arrêt de la ligne A  du tram,  puis de prendre un bus qui me déposerait à l'entrée de l'ancien Pont de l'Iroise.   Et de là je comptait faire une toute petite étape jusque Plougastel Doualas où j'avais possibilité de rejoindre un camping qui propose des cabanerandos pour les marcheurs. J'y avais logé au mois d'avril pour 25€ la nuit ce qui est intéressant,  mais ici en haute saison ils demandent 50€🥶 Alors j'interroge l'IA  qui me recommande une petite dame qui offre le couvert et la chambre au tarif pèlerin. 

Ni une ni deux je l'appelle,  c'est le répondeur,  je laisse mon message. J'arrive au terminus du bus et j'entame la traversée du pont,  le spectacle est magique 🤩 Je suis les petites balises rouges et blanches du GR34 et au bout du pont je suis dirigée vers la gauche dans une propriété privée.  J'interroge de nouveau l'IA  avec une photo du lieu,  elle m'y envoie en me disant d'éviter certains numéros de maisons. Je m'y aventure et ça ressemble à un cul de sac,  je vois une maison que je croyais abandonnée presque enfouie dans les broussailles, je m'approche je vois une porte ouverte et je jette un oeil,  je vois une dame occupée dans sa cuisine.  Je l'interpelle en m'excusant d'avoir franchi l'entrée de sa propriété privée.  Aussitôt elle rentre dans des explications dignes du scénario du film de la Soupe au choux où le Glaude et la Denrée sont la proie d'investisseurs rapaces 😝 Elle me fait entrer me demande où je vais dormir le soir et me propose une amie à elle qui fait l'accueil pèlerin et il s'avère que c'est la dame que j'avais contactée le matin même sans réponse!  Encore une fois merci la providence.😇 Ni une ni deux elle l'appelle,  ne répond pas 🤔 En attendant on papote toujours de ce qui la tourmente à savoir son combat juridique depuis des années envers ses voisins qui veulent privatiser l'accès à la plage en contre bas de leurs jardins et elle s'y oppose farouchement.  Il est déjà 14h30, elle me propose de me préparer un petit en-cas que j'accepte réalisant que ce serait une journée de détente et cela nous fait le plus grand bien.  Je sentais bien qu'elle avait besoin de parler de cette situation qui lui bouffe toute sa santé physique et mentale. Il est 16h30,  la dame n'a toujours pas rappelé,  je décide de partir et de rejoindre le camping à 6km de là.  On se dit aurevoir,  on s'embrasse et me voilà partie 😇

Quelques km plus loin,  j'arrive à un carrefour sans issue,  je m'apprête à consulter l'IA,  qui je vois arriver en voiture ? Les deux copines qui sont venues m'intercepter pour me conduire chez Jeannette mon hôtesse d'étape 😇 Merci la providence 😇

Jeannette,  80 ans,  a des petits airs de Chantal Goyat,  la coupe de cheveux et ce sourire éternel 😊 On passe la soirée toutes ensembles,  je sens que la dame de midi est plus détendue .

Alors même si cette journée a été quelque peu chamboulée,  elle a donné un vrai sens à ce que le Chemin peut apporter. Jeannette a encore reconduit sa copine chez elle pendant que j'ai fait la vaisselle. 

Ce matin,  lundi,  je me suis réveillée tôt,  afin de continuer mon Chemin dans les meilleures conditions. Jeannette m'a préparé mon petit déjeuner,  nous avons encore un peu papoté,  elle m'a mis un joli cachet sur ma Crédentiale et m'a fait remplir son livre d'or ☀️

Nous nous sommes quittées,  j'ai été m'acheter du Baume du tigre pour apaiser ma côte souffrante et je me suis lancée à corps perdu dans mon étape du jour sans me laisser distraire cette fois ci 😉

Après 18,5km d'une étape agréable sans m'égarer je suis arrivée à Doualas dans un petit camping où je profite d'un petit cabanon tout confort 😇

Désolée d'avoir été aussi longue,  mais j'ai beaucoup de mal à tenir le coup le soir,  bien souvent je commence et je m'endors sur mon téléphone ☎️ 

Ce texte je l'ai terminé cette nuit entre minuit et trois heures 😇

Merci à vous de me suivre,  vous m'aidez à avancer 🤗😇🥰

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Publié le 8 Septembre 2026

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Comme vous le savez je suis partie tout ce mois d'août sur les traces du Chemin de Compostelle Breton en partant de la Pointe Saint Mathieu jusque Clisson près de Nantes.

Pour ce premier défi (330) de la nouvelle saison chez les Croqueurs de Môts, Marie Sylvie à la barre nous propose de voguer vers l’horizon bleu et d'intégrer les 10 mots suivants (au singulier ou au pluriel) : 
 AZUR - SILLAGE - ÉCUME - RIVAGE - COQUILLAGE - HORIZON - BRISE - SIFFLER - AMARRER - VOLER  

Un thème qui me parle bien évidemment ...

En marchant le long de l'océan couleur d'azur, je suivais son sillage d'écume blanche venu border le rivage. Face à l'horizon, j'ai pris le temps d'amarrer mes pensées, laissant la brise me siffler de doux refrains. Après avoir regardé voler les oiseaux dans le ciel d'un bleu infini, j'ai ramassé parmi les coquillages une jolie coquille, devenue le symbole sacré de mon pèlerinage.

Ce fut une belle et longue aventure, une odyssée pas de tout repos mais si  enrichissante. Au fil de mes rencontres, mon corps et mon âme ont trouvé une parfaite harmonie. 😇😇😇Vous avez été nombreux à vibrer avec moi sur les réseaux , pour ceux qui n'y sont pas, c'est ici que je viens ouvrir mon carnet de route, partager mes photos et vous confier mes comptes rendus. 🤗😇

 

La suite de mes aventures très bientôt !

 

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Publié le 30 Juin 2026

 

Pour le défi 329 chez les Croqueurs de MôtsAnnick Lotus nous propose  d’écrire un texte (prose, poésie…), avec pour thème « Les vacances  » mais avec deux contraintes:
1- Ecrire notre texte avec l’anaphore « C’est le temps… » (répétition en tête de phrase ou de paragraphe). 
2 – Et avec 5 mots obligatoires: transhumance, farniente, rire, soucis, heure

Les Vacances de l'Âme

C’est le temps où le monde entame sa grande transhumance, une fuite vers le soleil pour oublier le quotidien. 
Mais sur nos écrans, une autre migration invisible continue, celle de ce public silencieux qui refuse de décrocher, tapi dans l'ombre de nos publications pour consommer nos vies à distance.
C’est le temps du farniente et du vrai détachement, ce moment précieux où l'on devrait poser les téléphones pour savourer le silence. 
Pourtant, certains préfèrent passer des heures à faire défiler ces cercles éphémères que l'on nomme "Story", transformant le repos en un outil d'espionnage domestique ou de curiosité passive.
C’est le temps où le rire sincère devrait éclater dans le monde réel, autour de tables partagées avec de vrais amis. Au lieu de cela, on assiste au spectacle de ces voyeurs qui vous zappent dans la vraie vie, mais qui traquent votre existence à laquelle ils sont pourtant devenus indifférents, sans plus jamais offrir un mot ni un élan du cœur.
C’est le temps où les soucis s'évaporent enfin, à condition de fermer le rideau sur ces théâtres d’ombres où la vérité n'est que faux-semblants. La plus belle victoire de ces vacances est de couper le cordon numérique, de laisser les méfiants et les indifférents face à leur propre vide, et de retrouver sa transparence.
-dimdamdom-

Je vous souhaite de très bonnes vacances et vous dit à très bientôt !!!
Pour ma part , je vais rentrer dans mon silence de cathédrale🙏

 

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Publié le 1 Juin 2026

Pour le défi 328 chez les Croqueurs de Môts, Marie-Sylvie nous propose une contrainte inversée !

Le jeu des mots interdits ! 
Ça oblige la plume à ruser et à chercher des synonymes poétiques.

Voici l'idée :

Thème : 
 Le secret des arbres blancs 
 
L'esprit du sujet :
Célébrer la nature, le renouveau, une promenade sous une voûte fleurie, un souvenir au fond d'un verger ou une rêverie bucolique.
 
La contrainte :
Il est rigoureusement interdit d'utiliser les 10 mots suivants ainsi que leurs pluriels :
   1. Blanc
   2. Arbre
   3. Fleur
   4. Printemps
   5. Vert
   6. Senteur
   7. Jardin
   8. Feuille
   9. Pétale
   10. Nature

Pour illustrer l'image qui me parle beaucoup voici ma participation un peu plus poétique🤗

Face aux vents contraires, je choisis la poésie d'un doux matin pour tracer mon chemin en toute sérénité...

Comme chaque lever du jour, je m'éveille au cœur du verger endormi, sous une voûte végétale encore frissonnante. Alors que la terre sauvage retient son souffle, ma voix s'élève, solitaire et pure, pour célébrer le grand renouveau de la vie. Autour de moi, les esprits absents et les âmes endormies murmurent dans la pénombre. Ces êtres lointains s'agacent de ma mélodie précoce. Ils imposent le silence, préférant leur torpeur confortable à la clarté naissante. J'essaie de laisser glisser leurs piaillements sur mes plumes pour que le vacarme de leur indifférence n'atteigne jamais mon insouciance.

Chaque note que je lance comme un défi fait frissonner les parures émeraude des géants d'écorce. Sous le dôme de nacre, les corolles des éclats de soie s'ouvrent une à une, portées par un délicieux parfum, sourdes au fracas de leur censure, bien plus assourdissant que mon chant. Qu'importe le mutisme qu'ils aimeraient m'imposer... poète de l'aube, je persiste et je chante, transformant ma déambulation bucolique en une douce renaissance.

Néanmoins, nulle amertume ne vient assombrir mes accords. Qui suis-je  pour contraindre les cœurs à vibrer à l'unisson? Alors je salue leur tranquillité sans rancune. Plutôt que de laisser germer la graine du dépit,  je choisis de m'élever un peu plus haut. Leurs jacassements lointains se mêlent désormais au murmure du vent, devenant le simple écho d'un monde que je survole, libre, sereine et fidèle à ma propre mélodie.

-dimdamdom-

 

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Publié le 17 Mai 2026


Pour le défi 327 chez les Croqueurs de Môts, voici ce que Marie-Sylvie nous proposait :

La RONDE DES 25 .

Le principe est simple mais demande un peu de gymnastique d'esprit : Je vous propose une liste de 25 mots que vous devrez intégrer dans un texte de votre choix. 

Que ce soit une nouvelle, 
un poème, 
un billet d'humeur ou un récit fantastique, 
la seule limite est votre imagination !

LA CONSIGNE :
Rédigez un texte libre en insérant les 25 mots suivants. 
Pour que nous puissions les repérer facilement, merci de les mettre en gras ou en italique ou en couleurs.


LA LISTE DES 25 MOTS : 

Printemps – Secret – Murmure – Émeraude – Brume – Charnière – Insolite – Poussière – Vibration – Labyrinthe – Sourire – Horizon – Éphémère – Boussole – Reflet – Silence – Symphonie – Pétale – Énigme – Frisson – Étincelle – Voyage – Plume – Mémoire – Renaissance.

Oser le choix de soi !

Me choisir a été un deuil profond. Cela n'a pas été un printemps immédiat, mais une traversée dans la brume. Pour survivre, j'avais longtemps gardé le secret de mes blessures, étouffant ma vérité dans un murmure pour ne pas déranger. Briser ce vieux fonctionnement s'avérait une charnière douloureuse. Ce fut un moment insolite où tout mon être fut bouleversé. Mes illusions tombèrent en poussière une à une, me faisant prendre le risque de perdre les relations qui avaient exigé mon retrait. Le voulais-je vraiment ? Une étrange vibration d'angoisse et de culpabilité me traversa. J'avançai alors dans un labyrinthe émotionnel, dépouillée de mes anciens repères.

 

Pourtant, derrière la peur, un premier sourire intérieur renaissait. Mon horizon s'éclaircissait. Je comprenais que la souffrance de vouloir plaire aux autres pouvait être éphémère. Ma vérité devenait ma seule boussole. En regardant mon reflet dans le miroir, j'acceptais enfin ce silence nouveau. Cette solitude initiale n'était pas un vide. Elle devenait le prélude d'une symphonie intime. Chaque limite posée était un pétale de respect envers moi-même.

Résoudre cette énigme de la vie me procure aujourd'hui un grand frisson de liberté. Une étincelle se rallume. Ce deuil est en réalité le plus beau des voyages. D'une plume légère, je réécris mon histoire. J'honore la mémoire de l'enfant blessée. C'est l'instant sacré de la renaissance : le retour vers mon être véritable, pur comme l'émeraude.

- dimdamdom -

 

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Publié le 13 Mai 2026

Salut la compagnie !!!

Je viens de prendre une grande décision ! Je vous disais tout récemment que la newsletter de mon blog "Je vais bien tout va bien" sur ma plateforme APLN ne fonctionnait plus, à vrai dire plus rien ne fonctionne très bien car la plateforme est devenue obsolète. Cela me prendrait trop de temps et d'énergie pour tout remettre à jour et là j'ai juste envie de me laisser vivre ! Je crois bien que c'est moi qui suis devenue obsolète 😄 
Alors pourquoi faire compliqué lorsqu'on peut avoir les mêmes outils ailleurs et cela me coûtera moins cher.

Donc me voici de retour sur Overblog que j'ai appris à dompter depuis que j'y ai installé la communauté des Croqueurs de Môts !!!

Comme premier article, j'ai repris ma participation au défi 326 mené par Annick Lotus 

 

Elle nous  demandait d’écrire une histoire (prose ou poésie) – soit en utilisant des titres de romans, de chansons, de fables ou de poèmes (ex: Les trois mousquetaires rendent visite à la Dame aux camélias. Ils partent visiter Notre Dame de Paris et… …)– soit en utilisant les titres de chapitres d’un livre qu’on a particulièrement aimé.
Pour ma participation, je me suis inspirée de plusieurs titres de la collection « Le jour où… » (Bamboo Édition) que j’ai transposée dans mon récent parcours du Chemin de Compostelle en Bretagne.
Voici mon texte :
Elle avance sur le sentier avec la certitude que " le jour où la nuit s’est levée" était enfin arrivé. 
À chaque pas vers le Mont-Saint-Michel, l’édifice qui grandit à l’horizon lui rappelle "le jour où elle a pris son envol" pour quitter le tumulte de ce monde. 
Dans le silence d’une petite église, elle observe un curé moderne en prière devant un ordinateur et imagine avec un sourire "le jour où elle n’a pas fait Compostelle" mais a trouvé la paix dans cette simple rencontre. 
Elle gravit ensuite les marches de pierre, ne voulant pas regretter ce moment comme "le jour où le bus est parti sans elle" vers un ailleurs sans saveur.
Sous la majesté des voûtes, elle contemple l’immensité de la baie et ressent intensément "le jour où le bonheur est là" ! 
En redescendant vers les remparts, elle observe les mouettes et les passants, savourant cet instant précis comme "le jour où les liens se tissent" entre son âme et l’infini du paysage. 
Enfin, dans la douceur du retour, elle garde en elle le souvenir précieux du "jour où elle s’est laissé le temps", faisant de cette marche le prélude d’une vie nouvelle.
-dimdamdom- 

 

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Rédigé par dimdamdom59

Publié dans #Les Croqueurs de Môts

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